COMICS | SEVEN TO ETERNITY (tome 2) : Un vent de trahison et de légère déception

Il n’y a pas si longtemps, je découvrais la nouvelle série de dark fantasy de Rick Remender, Seven to Eternity et décidais de vous initier sur le blog parce que franchement, ce premier tome en avait sous la couverture.

Pour les mémoires les plus endormies, Seven to Eternity est une aventure épique qui prend racine dans le sombre monde de Zhal où hommes et femmes ont – presque – tous cédés aux pactes proposés par le terrifiant roi Fange, Maître des Murmures : obtenir la réalisation de leur vœu le plus cher en échange d’un libre accès du Maître à leurs yeux et leurs oreilles. Une petite poignée de résistants, parmi lesquels, Adam Osiris, notre héros, parviennent à kidnapper le roi et décident de traverser la longue étendue de leur univers pour livrer ce dernier à la seule force supérieure capable d’annuler ces maléfices. Mais l’influence du Maître des Murmures est toujours aussi redoutable …

Comme pour le premier tome, on retrouve  les très bons Rick Remender à l’écriture et Jérome Opena au dessin. Mais cette fois-ci, ce dernier n’est pas seul ! James Harren prend le relais sur plusieurs chapitres. Ce second tome perd donc de son homogénéité esthétique, ce que je trouve toujours un peu dommage. C’est d’autant plus décevant ici car le dessin de Jerome Opena me paraît bien mieux coller à l’univers et à l’histoire que celui de James Harren – qui pour autant est loin d’être désagréable. Le tome 2 est également disponible en deux versions : en couleurs et en noir et blanc, de quoi régaler tous les yeux !

 

UNE SUITE GÉNÉREUSE 

On reprend le fil de l’histoire délaissé quelques mois plus tôt grâce au journal de voyage – et de vie – d’Adam Osiris. Ces pages de journal continuent de rythmer la narration et apportent un point de vue différent et plus intime sur l’épopée qui se joue. Néanmoins, comme je le disais déjà pour le premier tome, je ne raffole pas ici de ce procédé que je trouve un peu trop verbeux et qui casse l’action.

On retrouve donc Adam et les Mosak, ses compagnons d’aventure, là où nous les avions laissé. Ils maintiennent prisonnier un roi Fange peu inquiété par la situation et qui s’amuse même des difficultés de ses opposants. Leur route est naturellement semée d’embûches. Ce deuxième tome a vraiment le mérite d’être riche en action : les scènes de combats et de tension s’enchaînent à un bon rythme, on découvre de nouveaux lieux dans cet univers où la menace plane où que l’on se trouve. Les surprises et rebondissements sont de mises, Remender n’a pas peur de mettre en danger ses personnages.

Alors que le premier tome se concentrait sur le héros central, Adam, et ses ambitions, cette suite s’attarde davantage sur ses nouveaux compagnons de route et leurs relations. On voit des liens se tisser et des histoires personnelles se dévoiler.

Le second tome fait ainsi sensiblement avancer l’histoire et nous en apprend encore davantage sur le monde de Zhal et ses habitants. Le récit est dense, les personnages  sont bavards, bref, il y a de quoi manger, mastiquer et digérer.

MAAAAAIS

Hélas, j’aurais aimé aimer. C’est vrai ! Cette série donne beaucoup, on aimerait recevoir tout cela avec délectation. J’étais enthousiasmée par ce monde rongé par une figure diabolique et par le combat contre le Mal amorcé dans le tome 1. J’étais curieuse de connaître la suite des événements et désireuse de me laisser entraîner.

Le premier tome m’avait intrigué, le second m’a découragée.

Plus l’univers et les personnages se dévoilaient, plus j’ai senti que ce n’était pas pour moi. Je ne suis pas une fan de la première heure de la dark fantasy mais je suis toujours ouverte à tous les genres et toujours prête à me faire surprendre. Ici, ça n’a simplement pas pris. Pour autant, je ne pense pas qu’il s’agisse d’une mauvaise série de dark fantasy, loin de là ! L’intrigue semble dense, les personnages travaillés et les dessins d’Opena sont magnifiques. Les amateurs de ces univers magiques, sombres et fouillés seront sans doute charmés. Ce n’est juste pas pour moi.


Je recommande Seven to Eternity aux amateurs de dark fantasy : cet univers est vaste et riche et a semble avoir encore beaucoup de choses à dévoiler. La psychologie des héros se veut complexe et l’action et les rebondissements abondent, de telle manière que le lecteur a vraiment matière à voyager dans ce monde. Moi, je m’arrête là, question de goût.

Littéraire pas ratée, aquarelliste débutante et consommatrice boulimique de films d’horreur.

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