BILLET | De la vie qui rend sourd à la survie qui rend fou

Je suis face à un dilemme. Peut-être est-ce à cause de beaucoup de changements ces dernières semaines ou d’une crise de désespoir intérieur, mais je suis face à un dilemme.

Certains et certaines d’entre vous sauront peut être que depuis un an, des acouphènes sonores se sont installés dans mon crâne pour venir tenir compagnie à leurs potes les acouphènes pulsatiles. Seulement voilà, je n’ai pas très bien vécu l’inéluctabilité de passer chaque nouvelle seconde de ma vie avec une double alarme constante et dysharmonique de 60-70 décibels dans le cerveau.

Les six premiers mois, la pathologie m’a contrainte à vivre recluse dans le seul lieu où je pouvais contrôler le bruit : chez moi. Des acouphènes réactifs au moindre choc sonore, du tintement de verres à la dépressurisation d’un bus, du tiroir fermé trop brusquement à un couvert qu’on laisse échapper dans l’évier, c’est un coup à vous foutre en l’air les 24 à 48 prochaines heures en une fraction de seconde.

Certaines choses se brouillent mais d’autres s’éclaircissent.

La première, c’est l’impossibilité future de travailler dans un espace où on ne pourra pas un minimum contrôler le bruit. Exit, donc, les open spaces et autres jobs d’extérieur. Exit l’extérieur tout court, en vérité. Exit le monde, au final, et c’est peut-être pas plus mal tant il commence à devenir angoissant.

La seconde, c’est l’impossibilité d’en parler autour de soi sans minimiser l’impact sur notre état moral. Le plus difficile dans les acouphènes, comme dans n’importe quelle maladie invisible, c’est que l’impact psychologique de cette dernière n’est pas forcément proportionnel à la violence de ses symptômes. C’est compliqué de faire comprendre qu’une fréquence sonore est en train de nous rendre fou lorsque la plupart des gens s’imagineront que je fais référence au sifflement désagréable de quelques secondes qu’ils ont parfois, d’autant que les acouphènes, c’est pas la plus sexy des maladies invisibles — si tant est qu’il y en ait.

La troisième a pris la forme d’une question nécessaire et entêtante : et maintenant…

Je fais quoi ?

Nous en avons parlé dans des précédents articles : malheureusement, il n’y a pour l’heure aucune solution concrète pour soigner les acouphènes car leur origine demeure encore mystérieuse. À défaut, on proposera de la médecine de confort. Les acouphènes sont souvent provoqués par un trauma sonore ou sont la conséquence d’une surdité grandissante. La meilleure chose à faire consisterait donc à protéger au maximum le reste de son capital auditif car il n’y a pas de mieux dans la progression des symptômes.

C’est donc très religieusement que j’ai commencé à enfermer mon cerveau dans une chambre stérile. Bouchons lors de sorties à l’extérieur, arrêt du café au profit de la chicorée et du thé au profit des tisanes, arrêt de l’alcool sauf rares occasions, arrêt du port du casque, arrêt des sorties… C’est le début de la survie physique, psychologique et sociale. Ce n’est ni nul, ni moche, ni triste. C’est avant tout un réflexe naturel par rapport à une agression.

Mais voilà, depuis quelques semaines je vois le monde tourner autour de moi et je suis fatiguée de ne pas pouvoir aller dans des cafés ou restaurants en heure de pointe ni de boire un verre ou deux après le boulot avec mes amis. S’il y a une chose que je sais par vécu, cependant, c’est qu’il y a un monde entre se dire qu’on peut potentiellement mourir et s’entendre dire qu’on peut potentiellement mourir. Il en va de même pour la surdité et toute autre pathologie irréversible. Alors depuis quelques semaines, mon mental, dans un accès de désespoir, peut-être de lassitude, se pose la question nécessaire et entêtante :

Je fais quoi ?

Si je publie aujourd’hui ces quelques lignes décousues mais qui viennent du coeur, c’est pour deux raisons.

J’aimerais que vous puissiez me donner votre réponse à cette question car j’aimerais avoir un retour sur vos choix et votre expérience, peu importe la maladie et son degré d’impact.

J’aimerais aussi pouvoir vous dire que vous n’êtes pas seul(e). Le plus destructeur dans une maladie invisible, c’est peut-être justement son caractère invisible. Il n’y a pas de mal à se sentir éprouvé par ses symptômes et la solitude qu’on peut ressentir à ne pas pouvoir partager ce que l’on vit autour de soi. Cependant, à force d’en parler, je me rends compte qu’énormément d’autres personnes portent ce poids et le même masque social.

Alors, vous avez fait quoi ?

Journaliste déchue, rêveuse en plein spleen, dangereuse vegan et slowrunner de talent.

13 Commentaires

  1. Le matin au boulot (livreur, donc du bruit le temps de charger la tournée), je met un casque intra auriculaire avec de la musique pas très forte mais ça m isole du bruit. j’ai arrêté le sucrerie et les sodas (je ne bois pas d’alccol de base) et depuis je supporte beaucoup mieux mes acouphènes même si c’est pas toujours facile (je fais souvent de l’hyperacousie et je vis dans un immeuble bruyant, j’espère pouvoir déménager dans quelque mois).

    Aujourd’hui je vis avec sans trop de contrainte sauf quand je suis stressé, mais au début, il y a 4-5 ans, j’avais même envisager de me rendre sourd comme éventuelle solution, tellement j’en pouvais plus.

    Peut être que le fait d’être livreur et donc obligé d’être confronté a un environnement relativement bruyant quotidiennement m’a forcé à m’adapter aussi.

    Même si je ne compte pas dessus, je me dis bien qu’un jour avec l’évolution de la bio-ingiénerie, la cybernétique ou bio technologie, peu importe le nom que ça aura, on aura enfin une solution.

    J’ai pas essayé, mais il semblerait que l’hypnose peut pas mal aider pour « oublier » ses acouphènes.

    1. On croise fort les doigts avec toi pour que la science avance ! On espère pouvoir être sensiblement et réellement soulagé un jour !

      En tout cas, c’est très courageux de continuer à travailler en tant que livreur dans ces conditions. Il faut effectivement bien te protéger et j’espère pour toi que tu pourras être durablement soulagé. Merci pour ton témoignage.

  2. Salut Merry, je t’ai découverte il y a peu sur twitch (grâce à un certain sorceleur ;)) et là j’ai vu passer ton tweet à propos de cet article. Ça me tient à cœur de te répondre car les acouphènes et l’hyperacousie font parti des saloperies qui me gâchent la vie depuis 6-7 ans. C’est souvent très dur de vivre en souffrant d’un mal invisible, qui fait illusion, qui ronge le moral et/ou la santé.

    Déjà je n’ai pas bien saisi si tu avais ou non une hyperacousie ? Car tu parles de gênes importantes dans des milieux bruyants amplifiant les acouphènes et en ce qui me concerne, les milieux légèrement bruyant sont plutôt salvateurs en raison de mon hyper. Enfin c’est une histoire de niveau… une réunion de boulot peut être gênante si tout le monde parle trop, mon hyperacousie va alors se faire sentir, augmentant les acouphènes. Je vais supporter la rue, sans bouchons, mes j’appréhende les sirènes d’ambulances et les chantiers.

    On a tous un niveau de sensibilité différent. J’ai aussi lu les articles de Kloé qui font particulièrement écho à ce que je vis, ma réponse est donc à double sens Pour ce qui est des protections auditives, j’évite d’en mettre mais paradoxalement je ne sors plus de chez moi sans bouchons dans ma poche, c’est psychologique. Je peux aller dans un bar (pas trop souvent) si il n’y a pas de concert ni de musique trop forte, les conversations bruyantes peuvent être gênantes mais j’avoue que l’alcool atténue ces sensations… Par contre, les repas de familles interminables sont assez problématiques face à l’hyperacousie. J’ai toujours refusé de me protéger les oreilles dans certaines situations que je juge acceptable bien que des fois difficiles à supporter (repas, sèche-cheveux…). Je continue à boire du café aussi, à la fois par addiction mais aussi par ce que j’en ai besoin. Je suis loin d’être un exemple mais j’ai l’impression que ça peut être mauvais de trop se protéger, il faut pouvoir accepter certains maux et garder un seuil de tolérance aux bruits, l’important est de connaitre ses limites et reposer ses oreilles régulièrement face aux agressions. Il faut savoir être à l’écoute de notre propre fatigue auditive, pouvant aussi être le résultat d’une fatigue physique.

    Mon truc à moi c’était la musique, la guitare. J’ai du arrêté de jouer de l’électrique, le son amplifié et proche me fatigue vite, déjà que je ne supporte pas les casques – je les ai bannis de ma vie (exit donc aussi les parties entre potes de jeux multi). Je me suis mis sérieusement à la guitare classique (acoustique). Ce n’était pas forcément par dépit, je voulais déjà le faire avant d’avoir ces problèmes auditifs, attiré par la musique classique. Je vais beaucoup moins à des concerts, 1 ou 2 par an,et encore… Je me pose encore des questions à ce niveau là, je préfère éviter les salles de concerts et aller en festival en plein air. Je continue d’aller au Hellfest (festival hard) mais avec mes bouchons -40db, sinon je meurs littéralement. J’utilise des bouchons plus légers pour aller au cinéma, j’ai beaucoup de mal à supporter la différence sonores des fx sans.

    Les acouphènes au début c’était très dur, je n’arrivais plus à lire dans ma chambre. Il me fallait toujours un bruit ambiant, un PC qui ventile bien, un frigo… Je m’y suis fait maintenant mais l’hyperacousie est plus problématique et me hantera surement toute ma vie. Comme je te l’ai dit, je n’ai pas bien saisi si tu avais une hyper ou pas. Dans le cas contraire, je ne savais pas que des acouphènes pouvaient être aussi gênant en milieu modérément bruant.

    Je n’aime pas trop raconter ma vie, mon message était un peu long mais j’avoue que ça fait du bien d’en parler. Je fui comme la peste les sites dédiés aux problématiques d’acouphènes et d’hyperacousie, ça me déprime plus qu’autre chose de lire des témoignage pire que ce que je supporte. La solitude peut aussi être pesante quand les autres ne comprennent pas tes problèmes, que tu sembles être quelqu’un de totalement « normal » au 1er contact. J’essaye de relativiser, malgré que ces problèmes auditifs aient complètement changé ma vie alors que j’avais à peine passé 20 ans, je fais face à des problèmes plus difficiles à résoudre aujourd’hui, toujours dans cette sphère aliénante de maux invisibles qui te donnent l’impression d’être quelqu’un comme les autres lorsque tu parles avec les gens.

    Bref, écouter son corps, relativiser, laisser faire le temps, pouvoir s’évader, s’accorder du repos… Ce sont les maigres conseils que je pourrais te donner. Moi je vais tout juste débuter la méditation, dans un but autre que de résoudre mes problèmes auditifs – comme je l’ai lu aussi ici, les ORL et médecins sont soit totalement incompétents ou soit dans le déni face cette oreille qu’on connait très peut finalement. Peut être qu’accessoirement la méditation aura une incidence sur ces problèmes auditifs, l’avenir me le dira.

    Comme dirait l’ado incompris d’un des bouquins de Salinger : « Y a des choses qui devraient rester comme elles sont. Faudrait pouvoir les planquer dans une de ces grandes vitrines et plus y toucher. Je sais que c’est impossible mais, bon, c’est bien dommage. »

    1. Merci beaucoup d’avoir partagé avec nous ton témoignage. Je ne peux que comprendre tout ce dont tu parles : l’angoisse de se trouver exposer à des bruits douloureux et dangereux pour ses oreilles, les repas de famille épuisants, l’abandon d’habitudes sociales et de passions à cause de la santé … Si les acouphènes sont déjà handicapants, l’hyperacousie est une vraie plaie et c’est déjà très fort de ta part d’avoir la force et le courage de continuer à sortir sans te protéger automatiquement. C’est une chose que je n’arrive pas encore à faire (sauf lieux et situations objectivement très calmes), je souffre encore trop du bruit et de l’angoisse de blesser davantage mes oreilles.

      Tes recommandations sont pleines de bon sens et ta citation très parlante. J’espère qu’avec le temps, tes symptômes pourront s’apaiser. Si comme toi je fuis les témoignages atroces de personnes plus touchées encore que moi, je ne refuse jamais la lecture d’un témoignage positif et des personnes affirment qu’avec beaucoup de temps – des années – et de précautions, leur seuil de tolérance auditif est redevenu presque normal. Cela demande malgré tout de faire attention à vie mais l’espoir est là.

      Bon courage !

  3. Bonjour Merry,
    Pour ma part, j’ai des étourneaux depuis une dizaines d’années. J’ai commence a fumer au lycée, à partir de là, j’avais toujours le nez encombré au point de faire des otites constamment et ne plus pouvoir comprendre les gens lorsqu’ils me parlaient à un certain ton. Après deux opérations pour poser des drains, au final j’en suis, ça ne s’est pas particulièrement amélioré si ce n’est que je ne fume plus (un combat de gagne tout de même). Cela fait donc dix ans que j’entends mal de l’oreille gauche et que j’ai des sifflements continus aux deux oreilles, cela fait plus de 10 ans que le silence me manque.
    Ceci étant dit, cela ne m’handicape pas, et n’entraîne que très rarement des vertiges et encore plus rarement des douleurs. Mais je compatis, aussi minime soit-elle, j’ai eu du mal a accepter ma situation, et la tienne demande d’autant plus de résilience.
    Je n’ai pas de conseil à te donner si ce n’est de continuer à avancer, ne te focalise pas sur ce que tu ne peux pas faire ou difficilement, mais sur tout ce qui est à ta portée. Ainsi, tu te crées ta saferoom, ta zone de confort, qui te permettra d’affronter les situations les plus difficiles.
    La grande majorité des handicap sont invisibles et c’est en parlant comme tu le fais qu’ils peuvent être pris en compte.
    J’aime beaucoup ton travail, ton écriture et ta bienveillance.
    Bonne nuit.
    Lesteen

  4. Salut Merry.

    Je n’ai pas la même maladie que toi, mais elle est aussi invisible aussi.

    J’ai miraculeusement survis à un cancer de la thyroide fulgurant et très agressif.
    J’était épuisé constement, j’avais mal constement. La tumeur qui grossissait à mon cou m’étranglait et compressait mes veines et mes artères.

    Je suis obligé de faire avec les conséquences médicales et sociales aujourd’hui.
    Aucun médecin n’était optimiste. Mon coeur a lâché plusieurs fois sur la table d’opération, et sans acharnement pour le relancer, ils auraient me déclarer mort cliniquement. L’opération a duré 12h…
    Après ça, j’ai subi les chimio et des irradiations.
    On a curé mes veines et artères, d’autres ont été sectionnées et clampées.
    Il y a eu d’énormes pertes de sang et avec les arrêts plein de choses ont été atteintes.

    En même temps que la maladie, avant l’opération et quand on me l’a diagnostiqué, j’ai eté très violemment rejeté et maltraité par ma famille qui m’a considéré comme un pestiféré.
    Je me suis retrouvé a la rue sans aucune aide, a vivre comme animal, avec mes animaux qui étaient mon seul soutien.
    Les services sociaux ne m’ont pas aidé.
    Clochard avant l’opération, morceau de viande pendant, SDF à la sortie.
    Ce qui m’a sorti de la rue c’est la chance d’entrer en formation puis de travailler à nouveau.

    Aujourd’hui, j’ai des traitement à vie qui m’épuisent. Je prend le levothyrox entre autre.
    La thyroide gère tout, la tension, la température, l’humeur, etc
    Quand ça se dérègle, et ça arrive sans raison, rien ne va. Impossibilité de bouger.
    Avec le scbadale de la nouvelle formule, et de toute façon pour mon cas même avec l’ancienne, impossible d’avoir une vie normale.
    C’est la fatigue chronique, aucune endurance, des douleurs musculaires, difficulté à réguler ma température, coeur irrégulier, sans compter les migraines, les prises de poids impossibles a gérer.
    Tout est impacté.
    Comme toi, je ne peux pas profiter de mes amis, sortir ou vivre comme je veux.
    Sortir mon chien par exemple s’essouffle fort. Et je supporte assez mal de me sentir comme un vieux papi.
    Le pire aujourd’hui, n’ayant eu aucune aide avant, est le reproche d’avoir survécu et d’avoir été clochard.
    Ma famille m’a même fait un procès pour mauvais comportement, eux qui m’ont tout pris, maltraité et mis dehors quand j’ai perdu mon logement et mon emploi. Et j’ai perdu. Sans aucun cobtact avec ma famille, m’en étant sorti seul, on le reproche d’avoir été clochard et d’avoir carrément survécu au cancer! Les mots de juge! Dans l’ibdifférence totale!
    Je fais tout ce que je peux pour ne retourner dehors. Mais déchet un jour, déchet toujours.
    La justice est un concept incompréhensible dans cette société. Ce n’est pas ma religion. Je préfère mon Dieu que cette usine à privilèges pour les riches.
    Et le plus émouvant pour moi a été ma conversion religieuse au moment où j’étais au plus bas. Et lentement la montée de l’escalier pour sortir de cette abîme avec mon premier pas et mon cheminement.

    Je me bas pour m’en sortir, pour reprendre une vie professionnelle, une vie avec un semblant de normalité si seulement c’etait possible, pour un peu de dignité.
    Je ne vivrai pas vieux, avec la souffrance et les humiliations jusqu’à la fin.

    Oui, on n’est pas seul dans notre solitude plus ou moins profonde. Ceux qui ont la chance d’être aimé leur permet de tenir, ceux qui ont des conviction profondes aussi, mais, j’ai vu, ceux qui flanchent et tombent et laissent tomber meurt.
    Face à la maladie ou Comme des bêtes et l’indifférence la plus totale dans la rue.

    Tu n’es pas seule Merry, tu as cette chance.
    Que dire? Accroche toi? Courage? C’est déjà le cas.
    Avec des maladies comme celles-la on sait déjà l’évidence. « Faut faire avec » . Alors tentons de vivre au mieux.

    Amitiés Merry.

    Chagrou

    1. Très touchée, vraiment, par ton témoignage.
      Et effectivement, que dire ?
      C’est toujours abasourdissant et révoltant de constater que le monde est dur et la vie difficile, surtout, avec un handicap.
      Je te souhaite de pouvoir prendre ta revanche un jour en trouvant la paix et en retrouvant un semblant de normalité comme tu le dis. On en a tous besoin, personne n’est une machine de courage infinie.

  5. Yop, as-tu déjà essayé de complètement couper avec les ordis, consoles, tv, téléphones & co (tout ce qui est écran), ainsi que les environnements urbains quelques semaines? En mode tu pars en « vacances » seule dans un endroit où tu seras au calme, le vrai, loin de tout « parasite ». Où tu pourras réellement te reposer/ressourcer avec pour seuls bruits ceux de la nature. Ça fait très cliché dit comme ça ^^, mais l’accumulation de fatigue (parfois on ne s’en rend pas compte même quand on croit être en forme). Être derrière des écrans des heures et des heures tous les jours, dans des environnements urbains qui génèrent beaucoup de bruits et de stress c’est le mal absolu pour les acouphènes. Il y a tout un aspect psychologique ultra vicieux également. Tu devrais tester de te ressourcer totalement et couper avec tout ça quelques temps voir ce que ça donne. Ça ne peut que être bénéfique. Même si ce n’est pas évident vu que c’est ton boulot, ta passion. Souvent sortir, se déconnecter de sa routine quotidienne ça engendre des bienfaits fous sur soi.

    Il ne faut pas négliger l’impact des écrans, vraiment… Ils t’usent quand tu es devant, et cette usure se se répercute sur les acouphènes même si ce n’est pas du bruit. Oreille/vue tout est lié.

    Je fais de la musique sur ordi, je suis 10h+/jr chez moi devant un écran avec un casque sur la tête à travailler (et je joue aussi pas mal à des jv à côté…). Ce sont des rythmes de vie qu’il faut bien gérer. Dans mon cas, les écrans ça me met une claque sur le long terme. Fatigue visuelle + auditive avec la musique où je dois être constamment concentré, ça te bouffe à petit feu si tu ne fais pas de pauses régulières. Pauses à faire quand tu es en session (par ex quand tu stream 4/5h non stop tu devrais faire 5/10min de pause de temps en temps), et couper complètement un jour ou deux par semaine. Autre astuce , baisser la luminosité de ses écrans et baisser les lumières bleues aide énormément. Quand en plus tu y ajoutes le stress et les bruits des villes c’est la totale… Mes acouphènes n’ont rien à voir avec celles que tu as. Je sais juste que dans tous les cas la fatigue et le stress sont les deux principaux facteurs des acouphènes et de leurs intensités. C’est pour ça, tester de couper avec tout ça ça peut vraiment soulager. Encore une fois, ne vraiment pas négliger l’impact des écrans sur l’organisme. Ca peut être une piste.

    Force à toi !

  6. Coucou, superbe billet. Je suis passé par une dépression suite à des symptômes qui me gâchent la vie et qui sont survenus du jour au lendemain certainement à cause du stress et de mon côté très angoissé et trop perfectionniste. Je suis passé par tous les examens médicaux possibles avec l’espoir étrange de trouver quelque chose pour enfin avoir une explication… Au final j’apprends à vivre avec, mes enfants aident beaucoup à faire front. J’ai aussi changé de boulot pour un poste et une entreprise moins compliqués, ça a aidé un peu mais sans résoudre tous les problèmes (malheureusement mon métier et ma nature ne me permettent pas d’éviter le stress).

    1. Malheureusement pour nous, les acouphènes « aiment » les personnes sensibles au stress et aux angoisses. Pour vivre avec depuis une dizaine d’années, il est vrai que les symptômes s’apaisent légèrement lorsque l’on parvient à lever un peu le stress et se font plus intenses dans des périodes d’angoisse profonde. C’est une vraie bataille quotidienne à mener. En tout cas, tu as déjà fait les bons choix en parvenant à « accepter » de vivre avec, de prendre soin de toi en changeant d’environnement de travail et en te concentrant sur ce qui compte le plus pour toi.
      Bon courage !

  7. Montazeaud Kévin dit : Répondre

    Bonjour Merry, je t’ai découvert grâce à ton arrivée sur Gamekult et j’ai vu ce qu’il t’arrivait sur ton compte Twitter (Guinness60 sur Twitter).
    Pendant 5 ans j’ai souffert du même soucis. Du jour au lendemain, des acouphènes persistants, au début seulement à gauche, ensuite les deux. Avant ça, pas de chocs, pas d’accidents, pas de concerts sans boules quiès.
    Au début je me disais que ça allait passer, je n’y faisais pratiquement pas attention. Puis une nuit je me suis focalisé dessus et après ça l’enfer. Dans la journée je m’isolais pour vérifier si je les avais ou pas, et ça me plongeait dans une grosse angoisse. J’ai commencé à tout faire pour éviter l’absence de bruit, je m’etais toujours un fond de musique ou la TV. Est venu plus tard, ce moment terrifiant ou même le bruit ne les couvrait plus. Pire, dehors, cela amplifiait au point de me donner des vertiges. Je ne voulais plus sortir, j’allais travailler avec la boule au ventre.

    Les médecins que je voyais avaient un discours simple : « on ne peut rien faire et il faut penser à autre chose ». Les ORL, pareil, « tout va bien c’est certainement dû au stress ».

    Seul moment de répit, des vacances à la mer où le phénomène a quasiment disparu pendant une semaine. Je n’ai rien fait de spécial pour ça. C’etait encourageant mais avec toujours cette peur de ne pas savoir si le lendemain allait être aussi bien ou si cela allait reprendre de plus belle.

    À l’époque aussi je souffrais de migraines vraiment violentes. Un jour, pour une crise migraineuse qui m’avait cloué au lit, je me suis retrouvé hospitalisé. J’ai rencontré une neurologue formidable, qui a prit le temps de m’écouter. Rien que ça déjà ça faisait un bien fou. Elle a analysé mes acouphènes, a bien prit le temps de me poser les bonnes questions. À la suite de ça elle a décidée de me prescrire du Laroxyl. Un médicament assez fort à haute dose mais à petites doses il sert pour les migraines.

    2 semaines après le début de mon traitement, plus d’acouphènes. Les jours passent et je me dis que ça va forcément revenir. Et non, ça ne revient plus. Je revois ma neurologue qui est très contente du résultat. Elle ne peut pas être sûr à 100% que le Laroxyl a agit sur les accouphenes mais elle est certaine que celui ci a bel et bien agit sur les migraines, qui indirectement ont fait disparaître mes acouphènes en disparaissant.

    Voilà un peu plus de 4 ans aujourd’hui que je prend du Laroxyl. Dernièrement avec ma neurologue nous avons décidé stopper progressivement le traitement. Parce que après tout ça reste un traitement avec accoutumance et qu’a 32 ans, je ne veux pas être dépendant de ça. Ça me fait peur parce que je suis terrifié à l’idée que ça revienne mais je veux essayer d’avancer sans ce traitement.

    Aujourd’hui ce serait bien trop facile de ma part de te dire que c’est simple et qu’il faut essayer ce traitement. Je voulais juste te faire part de mon soutien, parce que je sais que c’est horrible et qu’on est souvent seul dans ces moments là. Je te souhaite du fond du cœur de te débarrasser de ces merdes.

    Bon courage à toi Merry.

  8. Bonjour les gens 😉

    Je vous invite à vous renseigner sur la méthode lafay qui sans connaissance particulière peut être assimilé à de la simple musculation basic….ce qui est tres loin d’être le cas…elle sert à reprendre le contrôle en douceur de son corp

    Pratiqué à haut niveau ( elle a des niveaux selon vos objectifs) oui….mais cantonné au niveau primaire non ( on se rassure vous deviendrez pas hulk ou miss hulk 😉

    elle permet de rééquilibrer le corps..réaligner la colonne vertébrale…les cervicales…ouvrir le diaphragme..libéré les tension musculaire…ce qui provoque à force de pratiques bien-sûr une libération physique et psychiques et permet la plus part du temps de reprendre le dessus sur son corps..

    Étant pratiquant et surtout très actif dans le groupe Facebook dédié ( pendant 2 ans ) il m’a été permis de discuter avec divers pratiquants et pratiquante et d’échanger sur les bienfaits que leur a apporté une pratique assidu ou non (c’est au choix )…force est de constater que pour beaucoup celà à rendu la vie plus confortable…moi le premier

    Bref pour faire simple la méthode lafay (20€) c’est juste un simple bouquin….un tutoriel complet simple à mettre en pratique…praticable à la maison en solo…en salles pour les plus motivé…sur Facebook pour les philosophes et les moins motivé….voilà c’était mon instant promo du jour 🙂

    Courage à vous tous…et non je ne post pas ici sans savoir 😉 …maintenant l’info est votre

    1. Bonjour Tony 🙂

      J’ai lu ton commentaire avec attention et je te remercie d’avoir pris le temps de témoigner de ton expérience avec nous !
      Je connais très sommairement la méthode Lafay et je trouve très intéressant ton retour sur les bienfaits qu’elle peut avoir sur le corps. Quelque part ça ne m’étonne pas ! Je pense que toute activité de ce type ne peut être que bénéfique, c’est à chacun de trouver ce qui le soulage le plus. Personnellement je médite et les résultats sont plutôt satisfaisants.

      Merci encore pour ce petit tuyau 🙂

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