FILMS ❄ | Mes 5 films d’animation pour attendre Noël

Si Noël rime – pauvrement – avec films de Noël, la rime – toujours aussi pauvre – fonctionne également très bien avec film d’animation de Noël. J’ai toujours été une dévoratrice boulimique de dessins animés, formats courts ou longs, tout y passait, et grandir n’a en rien atténué mes gloutonnes pulsions cinématographiques. Tout a évidemment commencé avec Disney et une séance de Bambi au cinéma à l’âge de trois ans. Quelques dizaines de VHS et des centaines d’heures passées devant plus tard, et j’étais devenue une fervente cliente de Walt. Mais en chemin, j’ai déniché de jolies perles et fait des infidélités à Mickey.

Noël venu, il est temps de ressortir les chaleureux  classiques et moins classiques qui font du bien au moral pour patienter jusqu’au 24 et traîner en pyjama le 25. Voici, pour moi, les cinq incontournables de cette saison !

LE NOËL DE MICKEY de Burny Mattinson

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J’ouvre cette sélection de films d’animation le plus Noëlesque qui soit ! Le Noël de Mickey, en Anglais Mickey’s Christmas Carol, est une adaptation du plus célèbre conte de Noël écrit par Charles Dickens. Ebenezer Scrooge (Picsou) est un usurier sans cœur qui arnaque ses clients et sous-traite ses employés (dont Mickey). La nuit de Noël, il reçoit la visite de trois esprits : le fantôme des Noëls passés, le fantôme des Noëls présents et le fantôme des Noëls futurs, tous chargés de lui faire prendre conscience qu’il ne trouvera jamais la paix, ni le bonheur s’il ne consacre pas sa vie à faire le bien autour de lui et aider ses prochains.

Vu, revu et rererevu, ce court-métrage faisait partie de mes VHS préférées à un jeune âge aujourd’hui lointain. C’est débordant de bonnes mœurs, de valeurs universelles, d’amour, de happy ending et de personnages de Disney. Idéal pour occuper les enfants – et pas que – en attendant minuit.

ANASTASIA de Don Bluth et Gary Goldman

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Anastasia – finalement devenue une princesse Disney avec le rachat de la FOX par le géant à oreilles de souris – est un souvenir de cinéma de quartier avec ma mère quand j’avais sept ans. Le film s’inspire de l’histoire de la grande duchesse Anastasia Nikolaïevna de Russie, fille du tsar Nicolas II. Dans celui-ci, alors que la famille Romanov est victime d’une violente révolution et de la malédiction du sorcier Raspoutine. Anastasia, jeune cadette de la famille, parvient miraculeusement à s’enfuir mais se trouve séparée des siens. Elle vit alors amnésique et anonyme loin de Saint-Pétersbourg sous le nom d’Anya. Dix ans plus tard, la rumeur court que l’héritière serait en vie. Dimitri et son ami Vladimir souhaitent faire fortune en dénichant une jeune actrice capable de se faire passer pour la grande duchesse et ainsi remporter la prime promise à ceux qui la retrouveraient. Les chemins d’Anya et Dimitri se croisent et le sorcier Raspoutine entend bien empêcher la réunion de famille des Romanov.

Souvent pris pour un film Disney, Anastasia est en réalité un long-métrage produit par la Fox mais qui a vraiment tout d’une histoire de princesse Disney : une jolie héroïne qui chante bien, un galant voyou tombant sous le charme de la princesse, un sidekick rigolo et un méchant aussi infecte que grotesque. Porté par une très belle animation et une bande originale mémorable – la fameuse berceuse d’Anastasia ou encore l’incroyable chanson du méchant Raspoutine interprétée par le génial Richard Darbois, voix chère à mon enfance – le film tient le pari de tenir en haleine, faire rire et émouvoir pendant ses 94 minutes. La neige en 2D de cette Russie colorée m’invite personnellement à ressortir le film chaque fin d’année.

L’ÉTRANGE NOËL DE MONSIEUR JACK de Henry Selik

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Sans surprise, il me faut citer le très culte Étrange Noël de Mr Jack, créé et produit par un Tim Burton au meilleur de sa forme. Réalisé par Henry Selik – également réalisateur du très beau Coraline -, cet univers animé en stop-motion (image par image) met en scène le roi des Citrouilles, Jack Skellington, squelette célèbre dans sa petite ville d’Halloween pour en être l’habitant le plus terrifiant. Seulement, Jack s’ennuie. C’est si facile d’effrayer et si triste de ne pas se consacrer au bonheur des autres. Lors d’une balade mélancolique, il trouve la porte menant à la ville de Noël. Séduit par ce monde coloré et joyeux, il décide de kidnapper le Père Noël et d’assurer lui-même la distribution de cadeaux cette année.

Pour ne pas mentir, j’ai tout d’abord détesté ce film. Vu pour la première fois à l’âge de six ans à l’école primaire : j’ai été hantée comme pas mal d’enfants par un Oogie Boogie fort impressionnant pour mon âge – sa gestuelle saccadée par la stop-motion n’arrangeant rien – et j’ai vraiment haï les chansons, trop nombreuses à mon jeune goût. Ce n’est qu’à l’adolescence, alors séduite par l’univers de Burton, que j’ai acquis le DVD et me suis décidée à lui laisser une seconde chance. Ma vague maturité pré-adolescente m’a permis de redécouvrir le film sous un tout autre regard et d’en devenir parfaitement gaga. C’est  également à partir de ce moment que j’ai cultivé un amour sans foi ni loi pour la voix de Danny Elfman et l’animation en stop-motion en général. Petit chef d’oeuvre d’animation et conte de Noël gothique original, il FAUT voir L’Étrange Noël, avant, pendant, après le réveillon, peu importe, mais ne restez pas sans connaître tous les chants de Halloween Town !

LES CINQ LÉGENDES de Peter Ramsey

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Ce long-métrage produit par DreamWorks est le plus récent de cette sélection puisqu’il date de 2012. Je l’ai vu au cinéma en famille à l’occasion des fêtes cette même année et comme je n’en attendais rien, j’ai été très franchement et agréablement surprise. Dans l’univers du film, le Père Noël, le Lapin de Pâques, le Marchand de sable et la Fée des dents (équivalent étranger de notre Petite Souris) sont, depuis des siècles, les protecteurs mythiques des rêves et espoirs des enfants. A l’heure où le film commence, ils sont en danger car Pitch, le croquemitaine, las que les enfants ne croient pas en lui et ne craignent pas ses cauchemars, a décidé de bouder plus fort que d’habitude en s’attaquant directement aux rêves des enfants du monde entier afin qu’ils ne croient plus aux quatre Gardiens. Pour assurer leur survie, ces derniers sont donc contraints de gonfler leurs rangs avec un cinquième gardien : Jack Frost (allégorie anglo-saxonne de l’Hiver).

Les Cinq Légendes brille par un scénario original, mettant en scène des personnages connus de tous mais jamais convenablement exploités, et une animation qui, pour l’époque, était absolument sublime et magique. Les effets de poussières lumineuses représentant les rêves et les cauchemars m’avaient laissé une sublime impression. Les scènes d’action sont épiques, les dialogues vifs et drôles, les héros attachants et le méchant pète pas mal la classe. Bref, c’est joli, intelligemment divertissant et une des stars du films est le Père Noël, on peut difficilement trouver dessin animé plus propice en cette période de fêtes.

QUI VEUT LA PEAU DE ROGER RABBIT ? de Robert Zemeckis

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Et oui, cette sélection s’achève en apothéose avec un des meilleurs films de tous le temps – à mon humble avis critique de cinéphile du Dimanche. Considéré comme le 34ème long-métrage d’animation des studios Disney, Qui veut la peau de Roger Rabbit ? mêle prises de vues réelles et animation, comme Mary Poppins, ce qui le rend déjà super cool rien que pour ça. Le film met en scène un monde où les humains et les toons vivent dans une relative harmonie, notamment dans l’industrie du cinéma, et se fait parodie des vieux films noirs. Roger Rabbit, toon-star déchue, est au plus mal. En effet, il soupçonne sa femme, la sublime Jessica Rabbit, de le tromper. Le détective privé, évidemment affable et torturé, Eddie Vaillant, est engagé pour tirer au clair cette histoire qui s’avère plus complexe qu’elle n’y parait.

Roger Rabbit, c’est un bout d’enfance cher à mon cœur. J’ai toujours de l’amour pour ce lapin stupide, ce méchant interprété par un Christopher Loyd flippant, les toons et le double sens de certains gags qui m’est apparu que bien plus tard. C’est un concentré d’énergie cartoonesque à savourer sous la mollesse d’un bon plaid en toute saison. C’est un film parfait.


Et vous, quel film d’animation avez-vous envie de revoir avant Noël ?

Littéraire pas ratée, aquarelliste débutante et consommatrice boulimique de films d’horreur.

2 Commentaires

  1.  » L’Etrange Noël de Mr Jack « …. Ce film m’a tellement marque. Surement un film dont je ne pourrais le lasser de le regarder. Apres personnellement pour Noël je suis en train de me dire que je regarde quasiment chaque année surtout des Disney. C’est pas très original mais bon^^

    1. Des valeurs sûres pour les fêtes les films Disney 😉

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