MANGA | GREEN MECHANIC (tome 2) : La lutte contre les Ersatz continue !

L’année dernière, je faisais la curieuse découverte d’un manga à la française aux jolies traits. Avec le tome inaugural de sa série, Yami Shin mettait en place un univers post-apocalyptique semé de parts d’ombres et traversé d’un vent de fraîcheur, théâtre de l’aventure et d’émotions tendres. Grâce à Ki-oon, mon souhait d’en connaître davantage sur cette série est exaucé grâce à un deuxième tome nouvellement reçu et lu. GREEN MECHANIC m’a dévoilé un peu de ce qu’il avait sous le capot.

UN BILLET DE TRAIN POUR L’AVENTURE

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Ce second tome est la suite directe de son prédécesseur et reprend donc exactement là où nous avait laissé le premier : au beau milieu de l’action et du danger. Avec cette entrée in medias res, on est immédiatement ré-imprégné de cet univers aux traits toujours aussi charmants et ont refait rapidement connaissance avec les héros. Le combat trouve bien vite une issue qui permet à l’histoire de se mettre sur de nouveaux rails. La suite de Green Mechanic est effectivement marquée par une nouvelle rencontre et un nouveau départ. Misha, Neil et Reborn retrouvent bien vite des forces pour suivre le mystérieux et masqué Isak, jeune humain persuadé d’être un robot morphing. Ce dernier les entraîne dans un long voyage à bord d’un train qui les mènera vers un secteur interdit, aux limites de la mégapole.

Le tome 2 l’a bien compris : la mise en place de l’univers et de ses héros principaux a été rondement menée par le tome 1, nul besoin de s’appesantir. Il ouvre plus grand la porte entrouverte par le premier tome sur ce surprenant univers futuriste, mêlant autant de noirceur que d’amour. On en apprend encore davantage sur cet univers, sans pour autant avoir encore toutes les clés en main, et c’est avec curiosité et délice que l’on s’engouffre plus profondément dans cette histoire.

DE L’AMITIÉ ET DE LA TENDRESSE

Je l’ai déjà dit – madame radote -, l’originalité de l’univers de Green Mechanic tient à son équilibre entre une ambiance steampunk-futuriste-post-apocalyptique où grouillent les silhouettes monstrueuses et la part belle accordée à l’émotion et la fragilité des héros. Ce deuxième tome joue toujours de ce cocktail frais et tendre. Yami Shin pose un regard doux et bienveillant sur ses héros fissurés : entre l’hyperémotivité de Misha chez qui la crise d’angoisse n’est jamais loin et le handicap de Neil et les blessures psychiques qu’il induit, nous, lecteurs, sommes invités à poser ce même regard sur ces personnages. Mieux encore, ces failles ont évidemment quelque chose de très humain, facilitant l’attachement et l’identification. Aussi, on parcourt un monde en friches aux côtés de personnages sympathiques qui doivent apprendre à grandir en acceptant ce qu’ils sont malgré les difficultés rencontrés dans cet environnement hostile et, il faut bien l’avouer, le voyage est toujours plus plaisant en la compagnie de personnalités sensibles qu’auprès de figures héroïques invincibles.


GREEN MECHANIC tient le pari de maintenir la curiosité de ses lecteurs en éveil avec ce deuxième tome ! C’est avec plaisir que l’on retrouve ses personnages et avec une pointe d’excitation que l’on poursuit le voyage vers des contrées inconnues, aux côtés de nouveaux visages, promettant de nouvelles facettes intéressantes à découvrir de cet univers. A suivre !

Littéraire pas ratée, aquarelliste débutante et consommatrice boulimique de films d’horreur.

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