PACK HALLOWEEN 1 | Je ne dormirai pas cette nuit d’Halloween

Ça y est ! Le merveilleux mois d’Octobre rouvre enfin ses portes et déploie son tapis rouge de feuilles tombées au sol pour mieux nous inviter à retrouver, avec bonne humeur, les délices des courtes journées froides et des grandes boissons chaudes. Mais sur le chemin menant au cœur de l’Hiver multicolore et chantant, se trouve une étape des plus horrifiques et sympathiques à ne pas négliger : HALLOWEEN ! Kitsch et régressive à souhait, cette fête est l’occasion de ressortir un costume du placard, d’absorber son quota de sucre pour l’année et de se gaver de films d’horreur sans se soucier de leur qualité…

Mais aussi, de lire le blog !

Parce que le blog est coquet et fêtard, il a effectivement décidé de se parer de ses plus belles couleurs automnales et de revêtir son costume d’Halloween cousu main afin de vous proposer chaque semaine ce que nous avons baptisé un « Pack Halloween ». Un Pack Halloween dites-vous ? Je sais, le jargon du blog peut parfois impressionner mais le principe est simple. Chaque Lundi, un nouveau thème est annoncé et immédiatement illustré par une sélection de films d’horreur / fantastiques triés sur le volet par nos soins dans le catalogue NETFLIX, de quoi vous donner envie de chiller et frissonner. Puis, selon nos envies, nous proposerons tout au long de la semaine des articles en lien avec le thème : critiques d’œuvres où l’horreur se tapit entre les lignes ou les images, des billets d’humeur, et peut-être même une ou deux recette de cuisine pour garder l’estomac bien accroché.

Si ce modeste programme vous réjouit déjà ou si vous n’êtes pas encore convaincus, je vous invite à lire la suite car notre Halloween commence dès aujourd’hui.

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Pour inaugurer le début de ce mois sous le signe de l’hémoglobine, nous entrons directement dans le vif du sujet avec ce premier pack : Je ne dormirai pas cette nuit d’Halloween. Il sera donc question cette semaine de l’émotion au cœur des festivités d’Octobre, à savoir, la peur, car c’est bien elle que nous recherchons pour nous divertir à cette période de l’année – sauf pour les poltrons mais des alternatives existent. Et pour commencer sans plus tarder, je vous propose une sélection de quatre films – tous disponibles sur Netflix – qui vous permettront, je l’espère, d’expérimenter le plaisir de frémir devant votre petit écran, de retenir votre souffle et de craindre de traverser votre appartement dans le noir pour retrouver votre lit.

MAMA de Andrés Muschietti

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Sorti en 2013 et produit par un Guillermo Del Toro habitué du genre, Mama, film espano-canadien pourrait bien faire votre bonheur un soir d’Halloween. Deux fillettes âgées de 3 et 1 ans sont retrouvées abandonnées à l’état sauvage dans une cabane au fond des bois suite à la mort de leurs deux parents. Leur oncle – coucou Jaime Lannister / Nikolaj Coster -Waldau – et sa compagne recueillent avec charité leurs deux nièces, mais aussi, sans le savoir, Mama, mère de substitution avec laquelle se sont liées les petites filles.

Malgré une première scène trop tape à l’œil et des effets spéciaux imparfaits, je pardonne ses défauts à Mama qui a le franc mérite de proposer une réalisation plutôt léchée et une mise en scène propre des codes du film de fantôme. Le rythme est bon, l’ambiance est là et se fait vite suffisamment pesante pour piquer la curiosité. L’intrigue en soi ne rivalise pas d’originalité, vous vous en rendrez bien compte si vous êtes un(e) habitué(e) du genre, pour autant, Mama fait parti de ces films dont on apprécie de retrouver les clichés bien connus – enfants perchés et esprits malfaisants – tant ils sont utilisés avec simplicité et justesse et qu’ils nous font passer un bon moment.

HAUTE TENSION d’Alexandre Aja 

Haute-Tension

Sorti en 2003 et réalisé par Alexandra Aja, aussi connu pour son remake de La Colline a des yeuxHaute Tension est aujourd’hui une référence du cinéma français d’horreur et se montre toujours aussi efficace. Ici, pas d’esprit frappeur, place au désordre mental et aux meurtres en série ! Marie (Cécile de France), jeune étudiante, se rend chez les parents de sa meilleure amie (Maïwenn), dans une ferme isolée, afin de réviser des examens. A la nuit tombée, un étranger s’introduit dans la maison et tue les membres de la famille ensommeillée. Si Marie parvient à se cacher, son amie elle, se fait kidnapper.

L’ambiance est crasse, la tension lourde et les costumes et les décors entachés de boue et de sang. Avec peu de choses et pas mal de talent, Aja parvient à nous faire craindre son tueur au premier regard et à nous terrifier tout au long du film. En s’abstenant de faire parler ses personnages plus qu’il ne faut à travers des dialogues stériles, le film est la preuve que le silence – entrecoupé de quelques râles et cris – est encore le meilleur environnement pour faire naître et croître la peur.

GRAVE ENCOUNTERS de Colin Minihan et Stuart Ortiz 

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Egalement sorti en au début de la décennie (2011), Grave Encounters est un film d’horreur canadien surfant sur la vague des found footage (images trouvées) à la suite du très célèbre Projet Blair Witch. Le film est faussement tourné sur le vif par les personnages eux-mêmes à l’aide de caméras qui font totalement partie de la fiction et de l’action, et dont la qualité d’image et de son est volontairement dégradé. Le long-métrage est ensuite présenté comme étant un ensemble d’enregistrements vidéos authentiques retrouvés par on-ne-sait-qui on-ne-sait-où. Ainsi, vous n’avez même pas lancé le film que votre soirée film et pop-corn prend une allure de creepy pasta. Procédé aussi ingénieux que banal dans le cinéma de genre, le style found footage fait malgré tout, quand il est bien fait, toujours son petit effet.

Grave Encounters, c’est le nom d’une émission de télé-réalité où une équipe de chasseurs de fantômes se rend dans des lieux insolites dans l’espoir de saisir des images exceptionnelles. Seulement, cette équipe peu scrupuleuse trafique en réalité tous ses reportages et n’a jamais vécu une seule situation paranormale, du moins, jusqu’au tournage de ce dernier épisode dans un hôpital psychiatrique abandonné…

Le film réussit le pari de jouer avec des codes qui commencent à s’user, entre fausses images vraies et lieu hanté, tout en y apportant sa fraîcheur grâce à une touche d’originalité franchement bienvenue ! Le film connaît ses classiques, en rit un peu d’ailleurs – le cinéma d’horreur adore parler de lui-même -, en retire le meilleur et apporte sa note personnelle. L’ambiance « caméra à la main » est bien dosée et parvient à devenir parfaitement sinistre et claustrophobe grâce à une belle pirouette scénaristique. On ne s’ennuie pas et on se surprend même à lever la couette devant son visage.

CLOVERFIELD de Matt Reeves

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Enfin, que serait une bonne soirée d’ Halloween sans au moins un bon film de monstre ? Heureusement, Cloverfield est là pour vous contenter depuis 2008, notamment grâce à un certain J.J. Abrams à la production, que ne manque pas de se trahir par l’usage de lens flare. Comme tout film de monstre, le film ne fait pas preuve d’inventivité scénaristique et se contente de retracer l’attaque de New York par un monstre gigantesque, mais ici, il s’accorde l’originalité de raconter cette nuit d’horreur au travers des images filmées par un groupe de jeunes New-yorkais, pris dans le mouvement de foule et de panique. Vous l’avez compris, on est encore sur du found footage mais avec de gros moyens.

Cloverfield est loin d’être le film le plus effrayant de cette sélection mais il a l’avantage d’être bon. Il allie des images faussement authentiques et de résolution faussement basse à des effets spéciaux impressionnants. Le monstre, par son gigantisme, produit le juste sentiment d’inquiétude chez le spectateur, placé à hauteur humaine, aux côtés des personnages. On se sent également pris dans le mouvement de foule au milieu de New-York, effrayé et déboussolé, et notre vie semble liée l’espace d’une heure et demie à celles des héros. Quelques scènes permettent tout de même de sentir la tension monter le long de l’échine mais c’est avant tout un film d’adrénaline.

 

2 Commentaires

  1. Je viens de voir haute tension… <3.
    Merci pour la découverte!

    1. Contente que tu aies découvert le film grâce au blog !!!

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