PACK HALLOWEEN 2 | Les classiques d’Halloween

Halloween prend encore timidement ses marques dans nos habitudes calendaires françaises et dans les rayons de Leclerc. La plupart ne considère cette fête que comme une énième soirée destinée aux enfants, occasion de remettre les pieds à la Foir’Fouille et de les gaver de bonbons aux frais des voisins – quand ceux-ci y ont pensé -, ou encore, comme une excuse pour des adolescents un peu sinistres de se retrouver pour regarder des films d’horreur, se tartiner le visage de faux sang, et se gaver de bonbons à leurs propres frais, enfin, ceux de leurs parents. Dans l’imaginaire collectif que je ne partage pas, Halloween est donc un import culturel ringard, kitsch et commercial dans lequel on ne souhaite pas trop investir, préférant économiser pour pouvoir s’offrir une troisième entrée le soir du réveillon. Pour nos voisins américains, en revanche, Halloween est une véritable institution, attendue et célébrée chaque année avec la même ferveur qu’un bon Noël qui clignote et sent bon le pain d’épices. Et comme toute tradition culturelle qui se respecte, elle aussi a ses habitudes, ses références et ses classiques, à commencer, par ses films, à regarder avec un seau de pop corn XXL. Vous l’aurez compris, pour cette deuxième semaine, le blog est d’humeur à se replonger dans ses classiques d’horreur, visionnés la première fois grâce aux VHS de Cinébank. Aujourd’hui, c’est sur NETFLIX que je fais ma sélection et grâce à qui je vous suggère quatre films disponibles H24, jusqu’au prochain renouvellement du catalogue.

VENDREDI 13 de Marcus Nispel

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Bien sûr, qui dit classiques d’Halloween dit slasher movies – sous genre du cinéma d’horreur mettant en scène un tueur psychopathe – et dit impossible de ne pas parler d’une de ses figures emblématiques. Hélas, si Netflix compte bien Jason Voorhees et Freddy Krueger comme invités de sa cinémathèque, les deux films sont des remakes et non les originaux qui portent le charme de ces sagas emblématiques. Le dernier Freddy, les Griffes de la Nuit étant d’une indécente médiocrité, je me tourne vers ce bon vieux Jason.

Vendredi 13, sorti en 2009 et réalisé par Marcus Nispel, est un remake du film original de 1980, réalisé par Sean S. Cunningham, pilier de la saga qui s’est étendue ensuite sur 11 films et 23 années, jusqu’à un Freddy vs. Jason dont le monde se serait aisément passé. Le film reprend donc l’histoire du premier opus, l’ambiance années 80 en moins. Après un flash-back optionnel désireux de justifier la folie criminelle dès l’enfance de notre tueur au masque de hockey, le film met en scène, une vingtaine d’années plus tard, une bande de jeunes (crétins) venus passer un week-end près du très agréable et très retiré Crystal Lake. Bien sûr, Jason, qui avait visiblement besoin de décompresser, passe également son week-end près du lac …

Ce remake n’a évidemment pas la saveur de l’original aux effets spéciaux aujourd’hui bien datés, mais il est une porte d’entrée sur le mythe horrifique du tueur au masque de hockey et un slasher qui se place dans la moyenne. Malgré quelques faiblesses de rythme et une créativité essoufflée – mais quel slasher parvient encore aujourd’hui à innover ? -, le film se regarde à plusieurs, offre le plaisir d’ouvrir les paris sur chaque future victime au fur et à mesure que le film avance et procure le ravissement de voir périr un à un des personnages à qui on collerait bien quelques petites claques soi-même. Bref, il fait le travail attendu, pour autant, ne vous privez pas de l’original.

SOUVIENS TOI…L’ÉTÉ DERNIER de Jim Gillespie

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Partie sur une si bonne lancée, je ne pouvais pas m’en tenir à un seul slasher dans cet article ! Cette fois-ci, pas de figure mythique de l’horreur mais un classique original de 1997 avec une jeune Sarah Michelle Gellar au teint bien rose. Souviens toi…l’été dernier ou I know what you did last summer en version originale, est très librement inspiré du roman de Lois Duncan, Comme un mauvais rêve, qui ne contient en réalité aucune course poursuite haletante entre une victime étourdie et un tueur furieux. Pour la petite histoire, le film raconte la méchante mésaventure de quatre adolescents qui, le soir de la fête nationale, renversent un homme en voiture. Affolés par l’accident et blindés d’adrénaline, ils décident de se débarrasser du corps et concluent un pacte de silence. L’année suivant l’accident se passe avec une facilité déconcertante jusqu’au jour où l’une des protagonistes reçoit ce petit mot fleuri dans sa boite aux lettres : « Je sais ce que tu as fait l’été dernier ». Les quatre adolescents sont alors confrontés à des événements terrifiants et comprennent que quelqu’un est déterminé à leur faire payer leur erreur passée.

Soyons honnêtes, même si le film a rencontré un vif succès à sa sortie dans les salles, les critiques sont loin d’être unanimes quant au génie de ce film qui a été ensuite parodié à maintes reprises tout comme Scream, son cousin pas si éloigné puisque les deux film ont le même scénariste. Alors non, ce slasher, encore une fois, n’est pas une petite pépite du 7ème art, mais il est devenu un incontournable pour avoir le mérite de faire passer un bon moment, sans grande pression psychologique face à son écran. N’oubliez pas de faire chauffer le pop-corn.

LA NUIT DES MORTS VIVANTS de Tom Savini

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Je change un peu de disque et m’engouffre maintenant dans le monde immense du film de zombies, autre classique incontournable en cette belle saison. Bien avant que la première saison de The Walking Dead nous colle les miquettes en 2011 et ouvre la porte à une vague d’engouement pour les zombies et la fin du monde, le cinéma d’horreur nous faisait déjà trembler depuis belles lurettes avec ses morts-vivants. La Nuit des morts vivants de Savini est un remake du très old school La Nuit des morts vivants de George Romero, sorti en France en 1970, et en noir et blanc s’il vous plaît ! Est-il vraiment nécessaire de résumer un film de zombies ? Bon, pour la forme : alors que Barbara se rend sur la tombe de sa mère avec son frère Johnnie, elle se fait attaquer par un zombie mal luné. Elle parvient à s’enfuir grâce à son frère, qui lui trouve la mort, et court se barricader dans une maison où cinq autres personnes se sont également mises à l’abri, d’autres morts vivants ayant fait leur apparition. Ils doivent alors réunir et maintenir leurs efforts toute la nuit pour survivre aux monstres en attendant l’arrivée des secours.

Le remake de Savini est une adaptation ultra-fidèle du film de Romero : on y retrouve les mêmes plans et les mêmes dialogues. Il n’est clairement pas question de révolutionner le film, seulement d’y ajouter de la couleur et des effets spéciaux un peu plus modernes, mais toujours dépassés pour nous spectateurs du XXIème siècle. Aussi, si le cinéma des années 70 ne vous charme pas, laissez vous librement porter par ce remake des années 90 où moments de tension, vilains zombies et actions sanglantes s’enchaînent pour votre plus grand plaisir.

LE PROJET BLAIR WITCH de Daniel Myrick et Eduardo Sanchez

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Souvenez-vous ! Mais si, j’évoquais déjà ce film la semaine dernière lorsque je faisais un point très concis sur les films d’horreur dits found footage, ces films dont on fait croire qu’ils sont des enregistrements visuels et audio réels. Le Projet Blair Witch, sorti en 1999, a profité d’une habile stratégie commerciale consistant à faire circuler sur Internet de multiples rumeurs sur l’authenticité des faits relatés dans le film, et a ainsi pu devenir, un des vingt films les plus rentables de l’histoire, mais aussi, le found footage le plus connu.

On suit trois étudiants en cinéma lors de la réalisation de leur documentaire amateur sur la sorcière de Blair. Après avoir interviewé quelques habitants du village, ils décident de s’enfoncer dans la forêt à la recherche de signes prouvant l’existence de cette sorcière, signes qui ne vont pas tarder à s’imposer à eux.

Le film, de par son petit budget et son procédé, pourrait décevoir les amateurs de cinéma d’horreur plus conventionnel, plus friand de violons stridents et de maquillage gore. Pour apprécier Blair Witch, il est chaudement recommandé de se mettre dans l’ambiance et d’accepter d’entrer dans le film avec un certain premier degré car tout l’intérêt de ce dernier repose sur un jeu de tension psychologique et compte sur le malaise du spectateur pour imaginer et peut-être même halluciner les pires choses à l’écran. Le film en montre peu et montre mal, aussi, nous sommes libres de sur-interpréter les images et les bruits, comme nous le ferions si nous étions nous aussi coincés au milieu d’une forêt, la nuit, à traquer une sorcière. C’est finalement plus une expérience à réaliser dans son salon dans le noir qu’un film à analyser et surtout, c’est un classique absolu du cinéma d’horreur !

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