SÉRIE | LASTMAN : Le mariage mémorable de la baston et du surnaturel

Depuis quelques mois, je ne me lasse pas de recommander la série animée LASTMAN et je me rends compte que j’ai manqué jusqu’ici l’opportunité de radoter mon amour pour ce bijou d’animation sur le blog. Il est grand temps que vous soyez tentés de découvrir ce chef d’oeuvre – oui, je dis bien chef-d’oeuvre – et que vous vous fassiez surprendre et littéralement aspirés.

Inspirée de la série des BD LASTMAN éditée chez Casterman et signée Vivès (j’ai déjà parlé de cet auteur ici), Balak et Sanlaville, la série animée débute 10 ans avant le début de la série papier. Elle pose ainsi les bases de l’univers LASTMAN et raconte la jeunesse de son héros Richard Aldana, avant son arrivée dans la Vallée des Rois.

Composée de 26 épisodes de 10 minutes, elle est diffusée pour la première fois sur France 4 en fin d’année 2016. Comme quoi, on ne tombe pas toujours sur Cyril Hanouna en allumant la télévision.

20161121_225310tumblr_nqiqdhUAnG1rb1rgoo7_1280

Résumer la série comme je m’apprête à le faire ne saurait faire honneur à sa richesse, sa singularité et sa brillante bizarrerie, néanmoins, il faut bien que je vous donne une idée de ce qui vous attend :

Dans la ville de Paxton, rongée par la violence et la corruption, Richard Aldana, jeune homme sans rêve ni ambition, ne sait trop quoi faire de ses dix doigts et de ses gros bras, hormis trouver les ennuis et boxer dans le club de son ami Dave McKenzie. Un jour, ce dernier se fait enlever par un dénommé Rizel, membre du mystérieux Ordre du Lion sous les yeux d’un Richard impuissant. Bien remué par cet événement, Richard enquête sur la disparition de son ami. Il fait rapidement la rencontre de Siri, la fille cachée de Dave, qui semble être la véritable cible de Rizel. Richard qui ne savait pas quoi faire de sa vie se trouve alors bien occupé : il doit protéger Siri de l’Ordre du Lion, mais aussi, d’elle-même et de ses inquiétants pouvoirs … Eeeeeet, je n’en dis surtout pas plus ! Ce serait tout vous gâcher !

LE MANGA A LA FRANÇAISE

007_RIZEL_FLAMMES

Tout comme les comics – dont il faut A-BSO-LU-MENT que je vous parle ici quand j’aurais acquis les 10 tomes sortis, il ne m’en manque plus que deux, soyez patients -, la série animée trouve le parfait équilibre entre le manga et l’animation française. Dit comme ça, on dirait que je vous présente un plat novateur pas follement appétissant et pourtant, on touche à quelque chose d’excellent.

On retrouve donc une intrigue et une ambiance proches d’un shönen : le héros se trouve pris dans une quête où il ne peut que devenir meilleur, des méchants et des gentils s’opposent dans de grosses bastons pêchues où ça beugle, fait craquer les os et pisser le sang, il y a du complot, de l’humour aussi – vous en faites pas – , et des gros monstres qui n’ont rien à envier aux terrifiantes bestioles nippones. Comme avec le manga, on goûte aux plaisirs carrément régressifs que sont les situations complément barrées, la vulgarité et la violence pas toujours justifiées, les gros nénés et les grosses moustaches. En bref : on se régale !

Là où Lastman se différencie des animés de manga, c’est évidemment d’abord par ses graphismes qui portent l’empreinte de Bastien Vivès, dessinateur et auteur de talent, qui a fait des contrastes, des silhouettes minimalistes et des personnages féminins sexy et mystérieux sa marque de fabrique. Le rythme lui aussi est très différent : là où les animés japonais peuvent passer 10 épisodes sur un flashback ou une même action, Lastman, avec ses mini-épisodes de 10 minutes, trace sa route, progresse sans s’appesantir et ne souffre d’aucun épisode superflu. C’est simple, on ne s’ennuie jamais, que les épisodes soient calmes ou survoltés, on y trouve ce qu’on vient y chercher : un pur divertissement, intriguant, drôle et de plus en plus hypnotisant.

MAIS P*TAIN QUE CETTE SÉRIE EST COOL !

ab7

J’ai conscience que les prochains arguments avancés dans ces quelques paragraphes seront certainement plus subjectifs qu’objectifs, car animés par une admiration sans faille et une excitation brûlante.

Parce que, pour être honnête, lorsque je conseille Lastman autour de moi, j’ai rarement plus d’argument que celui-ci, qui est demeure malgré tout le plus juste : c’est TROOOOOP COOL. Lastman c’est trop cool. Même pas peur de me répéter.

Comme dit plus haut, l’histoire est menée sur un rythme addictif grâce au format court de chaque épisode. Chaque épisode est riche, c’est fou tout ce qu’on peut dire et montrer en 10 minutes ! On arrive à la fin de chaque épisode en regrettant que cela soit déjà terminé. Et ainsi, très rapidement, on voit l’histoire avancer et se muer en quelque chose d’inattendu, de plus sombre, de plus étrange, de plus profond que ne le laissait deviner la première heure de série. Ce tunnel de 260 minutes distribue en abondance tout ce qu’il a de meilleur, nous surprend à chaque nouveau virage et nous rallie toujours plus à ses personnages et à leurs objectifs. Lastman est une série originale – au sens fort – riche et généreuse !

En parlant de personnages, ces derniers sont les grands points forts de la série – sans eux, pas de bonne histoire, logique. Les lecteurs de la BD savoureront leur deuxième rencontre avec les héros de la série papier, plus jeunes de 10 ans. On compte parmi  eux Richard Aldana, Tomie Katana ( <3 ) ou encore Milo Zotis. Aldana est un fantastique  stéréotype du branleur attachant, qui frappe mieux qu’il ne réfléchit. Sa relation avec Siri est touchante sans sombrer dans la guimauve écœurante comme dans un film avec Will Smith. Tomie Katana est cool. La mafia est cool. L’Ordre du Lion est cool. Les monstres sont cool (et flippants). Je reprends cette mauvaise habitude d’associer le mot « cool » à Lastman, désolée. Enfin, comprenez que les personnages de cette série sont éclatants et attachants !

En somme, l’ambiance générale de la série est magnétique. Les premiers épisodes peuvent surprendre mais commencer à regarder, c’est plonger.

lastman_gif_promo06_siri


La série LASTMAN est devenue un des mes classiques, soigneusement rangée quelque part entre Mad Men et FullMetal Alchemist. Elle a nourrie profondément et durablement mon imaginaire et en parler me donne furieusement envie de m’y replonger. Elle a une identité forte et unique qui mérite au moins votre curiosité ! De plus, la série m’a ouvert les portes de la série papier dont les tomes trônent aujourd’hui fièrement dans mon salon et n’en bougeront jamais parce que …

Lastman c’est trop cool.

Littéraire pas ratée, aquarelliste débutante et consommatrice boulimique de films d’horreur.

Laisser un commentaire