SÉRIE | LOVE : Une fin pour le meilleur ou pour le pire ?

Et oui, LOVE sur Netflix, c’est fini.

Ooooooh !

Mais on se quitte sur une troisième et dernière jolie saison.

Aaaaaah !

Que je t’encourage fortement à regarder. Et si tu es dans un bon jour, tu peux aussi lire mon article, ça serait vraiment sympa.

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Il y a deux ans, je faisais la rencontre de Mickey et Gus, les deux héros de la série de Judd Apatow, Paul Rust et Lesley Arfin, LOVE, qui raconte en toute simplicité les complexités d’un couple qui s’aime mais peine à communiquer et s’apprivoiser – je te raconte tout ça plus en détails dans cet article. Depuis, nous entretenons un flirt sans prise de tête, nous nous donnons rendez-vous entre la TV et le canapé, les grands soirs de solitude, pour nous tenir chaud et me faire passer un moment paisible et drôle. Mais parce que les meilleures choses ont une fin – surtout les meilleures choses d’ailleurs -, il faut savoir dire au-revoir, tourner la page du catalogue Netflix et passer à une nouvelle série feelgood.

Alors, quel sentiment dispersent derrière elles les dernières heures de cette série qui a su remplir mes moments de vide avec de la légèreté ?

POUR LE MEILLEUR ….

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Le premier épisode donne le ton de la saison : Gus et Mickey sont amoureux, romantiques même, et ont envie de gazouiller loin des contraintes de la colocation et des amis envahissants le temps d’un week-end. C’est bien sûr sans compter sur Bertie, l’adorable colocataire de Mickey, et Randy, son petit-ami envahissant, qui sautent sur l’occasion pour partir avec eux. Cette petite épreuve du quotidien – car oui les squatteurs de week-end, vous êtes une épreuve – permet au couple de tester sa nouvelle force : malgré  les imprévus, l’absence parfaite d’intimité et une maison de location hideuse, ils s’amusent et reviennent plus amoureux que jamais.

Il est donc fini le temps des quiproquos, des disputes, des non-dits, des mots de travers, des émotions contradictoires qui bouillonnent et des coups d’éclat. Gus et Mickey ont enfin trouver leur rythme de croisière et cela fait plaisir à voir. Quelques petits accrocs vont bien sûr troubler la fête pour le plus grand plaisir du spectateur qui est là depuis trois saisons pour voir ces deux là se déchirer et se retrouver, mais rien de bien dramatique. Leurs carrières professionnelles sont toujours au centre de l’intrigue, et quand l’émission de Mickey cartonne à la radio, Gus réalise enfin son rêve de réaliser son propre film. Tout roule je vous dis !

Autour du couple gravitent à leur habitude les personnages secondaires, hauts en couleurs et aussi attachants que les héros eux-mêmes. La saison s’attarde notamment sur la vie amoureuse de Bertie, décidée à remettre sa relation avec Randy sérieusement en question suite à une soirée d’anniversaire inattendue. Cet entourage pittoresque remplit toujours parfaitement son rôle de gentils perturbateurs et de joyeux soutien pour Gus et Mickey.

Aussi, on ne s’ennuie toujours pas et on savoure les nouvelles péripéties du couple que l’on prend plaisir à découvrir plus fort et plus amoureux. Oui, je suis ce genre de spectatrice qui aime les histoires d’amour qui finissent bien – dans le fond. Le ton est toujours léger, l’humour toujours efficace, l’ambiance toujours aussi douce. Cette série conserve jusqu’à la fin sa capacité à apaiser et distraire, mais aussi parfois, à émouvoir, en faisant la proposition d’un quotidien entre réalisme et tendre fantasme.

… ET POUR LE MEILLEUR !

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Tout va bien. Tout va même trop bien.

Le piquant de LOVE, c’était la rencontre entre deux opposés aux points communs enfouis, l’électricité entre deux personnalités blessées qui se blessent, une complicité qui survit malgré les difficultés.

Maintenant que l’amour est là et qu’il coule avec autant de facilité que la Seine, la série n’a plus vraiment lieu d’être, elle a épuisé son concept. Si l’on se délecte de l’association enfin paisible et amoureuse de Gus et Mickey, on tend aussi à apercevoir au loin une pointe de désintérêt et d’ennui, deux ennemis mortels de la fiction. On ne baille pas aux corneilles devant les épisodes mais l’excitation et l’adrénaline ne sont plus les mêmes. On ne craint plus rien pour les personnages – ou si peu – et il est donc temps de les laisser filer vers la vie mystérieuse et éternelle dissimulée derrière le mot « FIN ».

En nous offrant une dernière saison de petits bonheurs amoureux, la série conclut à point sur la touche optimiste espérée et c’est pour le mieux.

Merci LOVE, ce furent 34 épisodes de joyeux plaisir non coupable, de douceur et d’humour.

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Littéraire pas ratée, aquarelliste débutante et consommatrice boulimique de films d'horreur.

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