SÉRIE | The Good Place (NETFLIX) : What the fork ?!

The Good Place est la série qu’il me fallait pour prolonger l’été parti trop tôt. Cette véritable pépite feelgood aux accents chauds et sucrés de monoï porte en elle une positivité qui réchauffera votre coeur à l’aube des premiers grands froids automnaux. Les premiers épisodes de la saison 2 fraîchement débarqués sur NETFLIX m’ont donné l’occasion de découvrir une première saison haute en couleurs et en humour au ton résolument léger mais aux concepts pas moins déroutants.

Lorsque Eleanor Shellstrop arrive là haut après une mort accidentelle causée par des caddies de supermarché, son comité de bienvenue la rassure : elle est au Bon Endroit, celui que rejoignent tous ceux qui ont dévoué leur vie aux autres et au bien. Après tout, une avocate engagée dans l’humanitaire n’aurait pas pu atterrir ailleurs ! C’est à ce moment là et après une brève rétrospective de sa vie ressemblant bien trop à la nôtre qu’elle se rend compte qu’il y a méprise. Bienvenue au Bon Endroit !

La saison 1 de cette série au format court compte 13 épisodes d’une vingtaine de minutes et s’inscrit résolument dans la mouvance « feelgood » mettant à l’honneur la positivité et le bien-être. Mais sous ses airs légers, son créateur Michael Schur (créateur de Brooklyn 99, scénariste pour Black Mirror) explore des concepts bien plus profonds qu’il n’y paraît.

Au Bon Endroit, vous pourrez participer à des sessions de vol dans le ciel et manger autant de yaourts glacés que vous voulez au parfum de votre choix. Votre maison a été conçue et décorée selon vos goûts personnels avant votre arrivée, et, cerise sur le gâteau, on vous présentera votre âme soeur.

C’est ainsi qu’Eleanor va faire la rencontre de Chidi –âme soeur présumée de la personne qu’elle a usurpé malgré elle– qui, une fois dans la confidence, va aider en secret Eleanor à gagner sa place au Bon Endroit, sous peine d’être expédiée avec un aller simple vers le Mauvais Endroit où les séances de torture sont quotidiennes, où la nourriture se transforme en araignées une fois dans votre bouche et où les karaokés ne proposent que le discours de Mussolini et autres controverses.

Mais, comme on s’y attend, tout ne va pas se passer exactement comme prévu.

Ce qui frappe en premier dans la série The Good Place, c’est son humour frais et léger qui vous fera esquisser un sourire, souffler du nez et même vocaliser quelques rires francs. Les situations font souvent sourire par leur absurdité autant que par leur fond réaliste, car c’est bien là l’une des grandes forces du show.

Michael Schur pose ici et là quelques concepts bien/mal et remet discrètement en cause notre perception des bonnes et mauvaises actions, nos motivations personnelles ou encore la vérité derrière nos actions a priori désintéressées.

Les dialogues, les situations et l’intrigue sont soutenus avec brio par un casting qui vend du rêve, à commencer par une Kristen Bell qui n’a rien perdu de sa superbe depuis Veronica Mars (où c’est à peu près la dernière fois que j’ai vu Kristen Bell, d’où mon point de comparaison), mais aussi le reste du casting dont j’ai pu constater le talent en les découvrant ici et qui forment le noyau de la série.

Le tout confère une très bonne écriture et réalisation générales : elle est balancée, pleine de rebondissements inattendus, réfléchie et drôle avec beaucoup d’espièglerie mais jamais dans la niaiserie. Sans parler du twist final qui a achevé de me faire me jeter immédiatement sur la saison 2.

Lorsqu’on pense que The Good Place a atteint son point culminant, les nouveaux épisodes tapent toujours plus fort, si bien qu’entre chaque vendredi, jour de chaque nouvel épisode, l’attente est très longue.

Amis en recherche de douceur pour barrer l’hiver qui arrive, je ne saurais trop vous conseiller de donner une chance à The Good Place car c’est le genre de pépite impromptue qui vaut clairement le coup d’oeil. À regarder sans modération, seul ou à plusieurs, thé et plaid obligatoire, pour réchauffer les coeurs lors des soirées froides et pluvieuses.

Journaliste déchue, rêveuse en plein spleen, dangereuse vegan et slowrunner de talent.

2 Commentaires

  1. Oh bravo ! (Vous noterez ma référence à l’une de mes « anciennes » séries préférées quand je rentrais des cours) voilà que vous voulez m embarquer a ajouter à ma liste de 18 séries en cours de diffusions (sans compter celle en attente de nouvelles saisons) cette série qui me titille la rétine sur Netflix. En fait je vais pas dire bravo ! Mais merci 🙂

    1. Tout le plaisir est pour moi ! N’hésite pas à nous faire un retour ! Je suis complètement sous le charme de cette série et la pause de mi-saison est arrivée sans prévenir. Je ne suis que tristesse et attente.

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